L’ordonnance du 10 février 2016 prévoit que les acquéreurs et les locataires de biens immobiliers situés dans des zones exposées au radon doivent être informés par le vendeur ou le bailleur de l’existence de ce risque.

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle provenant de la désintégration du radium, lui-même issu de la désintégration de l’uranium contenu dans la croûte terrestre.

L’exposition au radon se fait par voie respiratoire. Le radon provient du sol et se trouve à des concentrations plus élevées à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur. Une exposition régulière durant de nombreuses années, à des concentrations excessives de radon accroît le risque de développer un cancer du poumon.

Des techniques permettent de limiter l’entrée du radon dans les bâtiments. Elles consistent notamment à imperméabiliser les joints entre le sol et les murs afin d’assurer l’étanchéité des bâtiments et de leur sous-sols à l’air et à l’eau.
Des systèmes d’aération permettent en outre d’évacuer le radon présent.

Une subvention de l’agence nationale de l’habitat (Anah) peut être accordée aux propriétaires bailleurs et aux propriétaires occupants (sous conditions notamment de ressources) pour la réalisation des travaux nécessaires pour traiter les immeubles soumis à la présence de radon.

L’état des risques naturels, miniers et technologiques que doit fournir le bailleur ou le vendeur d’un bien immobilier intégrera, à une date fixée par décret en Conseil d’Etat et au plus tard le 1er juillet 2017, l’information sur le risque d’exposition au radon.

Source : www.service-public.fr